Munis de ces données, les présumés escrocs se connectaient ensuite sur eBay avec des vendeurs d'appareils vidéo, de photos, de téléviseurs ou d'ordinateurs.

Ils achetaient très rapidement, dans un délai de moins de 36 heures, les objets afin d'éviter de se faire prendre, jouant, selon les enquêteurs, sur la rapidité de la vente "avec une particulière inventivité et une certaine réactivité".

Ils ont utilisé une "faille" dans la système eBay dont le détail n'a pas été révélé et qui devrait à terme être palliée, selon eux.

Les objets étaient ensuite revendus par internet par les présumés escrocs, a-t-on fait valoir de source policière, et les vendeurs initiaux n'ont jamais été payés.

Les suspects, âgés d'une vingtaine d'années en moyenne, ont été arrêtés dans le département des Hauts-de-Seine et déférés devant la justice au fil des investigations.

Deux sont des agents de la RATP et de la SNCF, a-t-on précisé de même source, les autres étant étudiants ou sans profession.

Les numéros de cartes bancaires ont sans doute été dénichés par les deux premiers suspects, estime la police.

L'enquête, qui se poursuivait mercredi, a débuté en février après une plainte d'eBay.

C'est la première "vaste escroquerie à cette échelle" de ce type, qui est "d'un nouveau genre", répertoriée sur eBay par la PJ parisienne, a-t-on précisé de même source.