Le procureur, Anton Winkler, a toutefois précisé que Kleinfeld n'était impliqué que comme témoin, pas comme suspect.

Les enquêteurs s'intéressent à d'éventuelles malversations au sein de la division télécoms de Siemens, dont Kleinfeld a été le responsable, au sein du directoire, pendant neuf mois en 2004.

Un porte-parole de Siemens a affirmé qu'il n'y avait pas eu "perquisition au sens propre du terme". Il a ajouté que Klaus Kleinfeld n'avait rien à voir avec les accusations.

La semaine dernière, le conglomérat a précisé que l'enquête portait sur d'actuels ou anciens employés de la division de téléphonie fixe.

La somme concernée serait d'au moins 20 millions d'euros selon le groupe, qui n'a pas voulu réagir à des articles de presse évoquant un chiffre cinq fois supérieur d'au moins 100 millions d'euros.

Le procureur de Munich a indiqué qu'il n'était pas non plus en mesure de confirmer qu'une telle somme était en jeu.

L'action Siemens perd 0,2% en début d'après-midi à Francfort, contre un indice Dax en baisse de 0,1%.