Le premier opérateur téléphonique français a dégagé une marge brute opérationnelle de 18.539 millions d'euros, en baisse de 2,6% comparé aux 19.039 millions enregistrés à base comparable en 2006. Le groupe a notamment pâti de la baisse du prix des communications et de la hausse des dépenses commerciales.

Le taux de MBO ressort à 35,9%, soit une baisse de 1,4 point comparé à 2005, conforme à la prévision du groupe qui tablait sur un recul inférieur à deux points.

Les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une marge brute opérationnelle (MBO) de 18.416 millions, soit un taux de marge de 35,6%.

Le chiffre d'affaires ressort à 51.702 millions d'euros contre 49.038 millions attendus et 48.082 millions en 2005, soit une hausse de 7,5%, en incluant l'impact des variation de périmètre, principalement l'intégration de l'opérateur espagnol Amena acquis en novembre 2005

En base comparable, la progression est réduite à 1,2%.

L'action s'adjuge 1,42% à 21,50 euros, réduisant son recul depuis le début de l'année à 0,2%. Elle entraîne dans son sillage l'indice paneuropéen des télécoms, qui gagne 0,76% après avoir été secoué lundi par le deuxième avertissement sur bénéfices de Deutsche Telekom en six mois.

"On se sent désormais plus à l'aise avec les perspectives du groupe en 2007 et le cash flow pour 2006 est meilleur qu'attendu", a déclaré un analyste londonien.

CASH FLOW EN LIGNE

Le groupe estime que son cash flow organique devrait être de 7,15 milliards d'euros au 31 décembre 2006, soit 6,89 milliards en ajustant de la cession de PagesJaunes, au-dessus de l'objectif de sept milliards annoncé (6,95 milliards ajusté de Pages Jaunes).

Il ajoute viser un maintien en 2007 de sa génération de cash flow organique à 6,8 milliards d'euros, ajusté de PagesJaunes en 2006.

"Dans un contexte global de légère croissance sur les marchés du groupe, cet objectif repose sur le maintien du taux d'investissement au niveau de 2006 et sur une quasi-stabilisation du taux de marge brute opérationnelle grâce au programme de réduction et d'optimisation des coûts en cours", explique France Télécom dans un communiqué.

Dans le segment Personnels (téléphonie mobile), le chiffre d'affaires progresse de 5,2% à base comparable à 27.745 millions d'euros, à la faveur d'une hausse du nombre d'abonnés. Le groupe revendique 97,6 millions de clients au 31 décembre, soit une augmentation de 15% sur un an.

Le CA recule en revanche dans le pôle Résidentiels (téléphonie fixe), en baisse de 1,9% à 22.487 millions d'euros, et dans le segment Entreprises, en recul de 4,9% à 7.652 millions.

France Télécom, qui présentera ses résultats annuels complets le 6 mars, estime que son résultat net part du groupe devrait être compris entre 4,0 et 4,2 milliards d'euros en 2006 contre 5,7 milliards en 2005.

Le groupe précise avoir réalisé 49% des réductions de coûts de son plan 2006-2008, notamment avec une baisse de ses effectifs, ramenés 191.036 personnes fin 2006 contre 198.185 fin 2005.

Le groupe confirme son objectif de ratio dette nette sur marge brute opérationnelle pour fin 2008. Il estime qu'il devrait être d'environ 2,27 à fin décembre 2006 contre 2,48 un an plus tôt.

Il réaffirme également qu'il proposera, lors de l'assemblée générale prévue le 21 mai, un dividende de 1,20 euro, en hausse de 20% comparé à 2005.