A 15h30, l'action cédait 11,32% à 0,47 euro, une baisse vertigineuse comparée à son sommet historique de 55 euros de février 2000, au plus fort de la bulle internet.

Le groupe, l'un des deux fleurons du jeu vidéo français, avec Ubisoft, a en effet annoncé jeudi une perte nette plus que quadruplée, à près de 150 millions d'euros pour l'exercice 2005/2006, pour un chiffre d'affaires en chute libre, qui est passé de 577,2 millions à 391,2 millions.

"Ce n'est pas une bonne année", a reconnu Bruno Bonnell, PDG et fondateur du groupe lors d'une réunion d'information.

M. Bonnell a réaffirmé que l'objectif de la société restait son désendettement, qui atteint 173 millions d'euros, et indiqué que tous les "mécanismes" seront employés pour y parvenir.

Parmi les solutions possibles, la cession des studios de développement ou la vente de licences. Après la récente vente du studio américain Paradigm Entertainment, situé à Dallas, le groupe détient encore quatre studios: Melbourne House, en Australie, Shiny Entertainment, en Californie, Reflexion en Grande-Bretagne et Eden, à Lyon, en France.

En mai, Infogrames avait déjà annoncé avoir cédé une série d'actifs pour un montant de 20 millions d'euros.

Les difficultés de la filiale américaine, Atari, la dégradation des conditions de marché ainsi que le peu de succès rencontré par certains jeux vidéo, comme ceux dérivés des films Matrix, expliquent en grande partie le plongeon du groupe.

En ce qui concerne l'Europe, il a assuré qu'"aucune restructuration n'était prévue".
afp